Pervers-narcissiques : les repérer et les éviter

February 5, 2019

« Je ne suis pas du tout certain qu'il faille être fou pour comprendre les psychotiques. Mais ce dont je suis sûr, c'est que pour comprendre un pervers, quand on ne l'est pas, on souffre. » Paul-Claude Racamier

 

Dans « Le canari du nazi » Michel Onfray illustre son propos sur la monstruosité par cette anecdote. Eichmann après une journée de travail à gérer et peaufiner la machinerie de la solution finale, se déchaussait sur le pas de sa porte afin de rentrer chez lui en chaussette pour ne pas réveiller son canari qui dormait paisiblement.
La psychopathologie des nazis n’est pas le sujet de cet article. Cependant la complexité humaine est résumée dans cette scène. Elle rappelle que tou

 

t n’est pas noir ou blanc. Ces monstres comme Eichmann ont ceci d’incompréhensible et de déroutant : ils témoignent d’une grande humanité un instant pour, l’instant suivant, devenir monstrueux. 
Beaucoup on écrit sur le sujet des pervers-narcissiques : des spécialistes, des psy, des professionnels de la justice, des victimes... Certains auteurs sont mesurés dans leurs propos d’autres plus radicaux. 
Cet article se veut un stimulateur de réflexion afin de ne pas rester (comme nous l’avons souvent lu) dans une présentation caricaturée du PN. (pervers-narcissique) 
Mais pourquoi susciter la réflexion ? Afin de ne pas tomber dans le piège notre éventuelle illusion de toute puissante de psy et de se dire que, peut-être, nous n’avons pas encore tout compris de cette pathologie. Plus nous serons en recherche sur ce sujet plus nous découvrirons des subtilités indispensables pour aider les pervers-narcissiques et leurs victimes.

 

1-Les origines
C’est Paul-Claude Racamier, psychanalyste, qui en 1992 introduit la notion de pervers-narcissique dans son livre Le Génie des origines, psychanalyse et psychose ainsi que dans Inceste et incestuel .
Pour certaines écoles psychothérapeutiques et psychanalytiques le terme Pervers-narcissique serait redondant car voulant en réalité dire la même chose. 
C’est la raison pour laquelle certains préféreront « narcissique à tendances perverses » Quant à l’origine du mot pervers il provient du latin pervertere voulant dire retourner, renverser.
Cette pathologie entre dans la rubrique des états limites du DSM IV. 
Pourquoi le terme état limite ? Parce qu’entre deux, à la limite : entre la psychose et la névrose. Mais cette définition serait, pour certain, obsolète, bref dépassée.
Le PN s’est construit depuis l’enfance sur un faux-self . Il n’a pas pu apprendre à créer du lien de manière naturelle. Il a du construire un masque. Il ne sait pas entrer en relation par le biais des affects mais par le biais du contrôle et de la domination. Il se nourrit de la souffrance de l’autre.

 

2-Mais qui est ce pervers-narcissique ?

Dans un premier temps le PN se présente sous son aspect le plus séduisant. Précisons qu’il peut s’agir tout aussi bien d’un homme que d’une femme. 
Il séduit sa victime afin d’avoir l’ascendant sur elle. C’est toujours par cette première phase qu’il opère. Il va s’arranger pour que sa victime soit rapidement dépendante de lui. Puis, petit à petit, il va prendre de plus en plus le dessus. Il sera le conseiller sécurisant ou bien l’amoureux idéal. 
Ce processus prendra plusieurs semaines voir plusieurs mois.
Puis viendront les pics, les critiques, les humiliations (en privée bien entendu afin de toujours garder la face auprès de tous).
C’est ainsi que la victime du pervers-narcissique se retrouve seule. Cette domination, cette violence psychologique se fera toujours à huit clos. 
Le PN jouit de la souffrance de l’autre. Au début de la relation il se nourrit de l’admiration qu’il suscite – il s’agit là de sa dimension narcissique – puis ensuite il se nourrit de la souffrance qu’il inflige – là sa dimension pervers.
En résumé le PN est :

  • séducteur

  • manipulateur

  • dominateur

  • égocentrique

  • dans une relation à l’objet

  • destructeur

  • culpabilisant

  • critique

  • rabaissant

  • humiliant

  • violent psychiquement et/ou physiquement

 

3-Le pervers-narcissique est-il conscient de son processus de destruction ?

La majorité des avis vont dans le sens d’un PN conscient de ce qu’il fait. Conscient de l’emprise qu’il met en place, conscient ensuite du mal qu’il fait. Je pense que cette notion peut parfois nous empêcher de voir ce que j’appelle les petits PN. Une personne manipulatrice qui n’est pas consciente du mal qu’elle fait est peut-être une personnalité borderline ou narcissique. 
Le PN serait donc conscient de ses actes, réalisant les conséquences désastreuses de ses comportements. Mais qu’en est-il de ceux qui ne se rendent pas compte de qu’ils font ? (et dont l’inconscience n’est pas une stratégie de manipulation)
Pour mieux nous y retrouver dans cette complexité nous avons émis l’hypothèse des gros PN et des petits PN (ou personnalité à tendance pervers). 
Imaginons un curseur, bleu à un extrême, rouge à l’autre. Imaginons que les personnes fortement atteintes aient un curseur allant dans les rouges et les personnes peu touchées, dans les bleus. Il y a donc des personnes ayant des symptômes excessivement marqués et d’autres avec de légères manifestations. Suivant les cas, la personne sera plus ou moins consciente. 
On pourrait donc imaginer qu’il y a des PN ayant des fortes manifestations de manipulations et de destructions et d’autres ayant de légères manifestations. Ainsi ceux de la zone bleue seraient les « petits PN » et ceux de la zone rouge de « gros PN ». Pour aller plus loin on peut envisager qu’il y ait des PN conscients (rouges) et d’autres peu ou pas conscients (bleu).
Disons pour simplifier que ceux de la zone bleue sont à tendance PN et les autres de vrais PN.

 

4-Le passé du PN
Comme toutes personnalités Limites, le PN peut avoir été, dans son enfance, victime de violences physiques et/ou psychologiques, de traumatismes, de la perte d’un parent, de harcèlement, de domination.
Ou bien le PN dans son enfance peut avoir été dans une relation fusionnelle avec, principalement, sa mère. Une relation sans père où la mère n’aurait pas su cadrer son enfant, l’empêchant ainsi de connaître la frustration et donc de renoncer à l’illusion toute puissance infantile (ITPI). Pour le PN l’illusion de toute puissance est toujours présente. Il ignore le désire de l’autre. L’autre doit entrer dans le désir du PN.

 

5-Les pervers-narcissiques sont-ils plus nombreux qu’auparavant ?
Mis à part faire une étude et des statistiques poussées il sera toujours difficile dévaluer précisément la situation. Cependant certains avancent que les P.N seraient au nombre de 3% de la population. Ce qui est certain c’est que le terme existent depuis 20 ans et a été mis en lumière par Racamier il s’est donc répandu auprès du grand public notamment via les ouvrages de Marie-France Hirigoyen. Puis la presse a contribué à vulgariser le sujet. 
Notre société consumériste peut aussi contribuer à l’apparition croissante des PN. Rappelons-nous que ce profil psychologique fait partie des états limites, il est donc dans relation à l’objet. Et le mode relationnel des PN est très clairement une relation à l’objet. Hors notre société de consommation favorise les pathologies liées à la relation à l’objet : on prend et on jette les êtres comme des objets. 
Il ne faut pas oublier que nous ne savons pas encore tout de la psyché humaine et de cette pathologie. Des recherches sont toujours en cours. Je déplore la posture rigide de certains spécialistes qui, pour diver raisons, refusent d’élargir leur vision et s’en tienne à des idées et concepts. Je pense que cela nous empêche de voir plus loin que le bout de notre nez et ne contribue pas à avancer dans la recherche. La complexité et la dangerosité du sujet PN n’arrangent pas la situation. Mais je suis convaincue qu’en observant des sujets que j’appelle les petits PN nous pouvons découvrir des subtilités qui pourraient nous faciliter la compréhension de ce profil.


6-Les PN bleus (à tendance PN) qui consultent. Les pièges à éviter.

Les personnes a tendance PN qui viennent consulter sont généralement en décompensation sur un mode dépressif. Sinon elles ne consulteraient pas, leur narcissisme les en empêcherait.
C’est là une occasion inespérée pour le thérapeute mais attention aux pièges.
Le thérapeute devra rester vigilant : en dire le moins possible sur sa personne, sa vie et ses sentiments. Il devra s’en tenir à ce que les psychanalystes appellent la neutralité bienveillante. 
Le thérapeute devra faire attention à ne pas tomber dans le piège du perfectionnisme car la personnalité à tendance PN mettra en place un discourt du genre « j’ai vu d’autres professionnels avant vous mais aucun ne m’a convenu. La plupart n’étaient pas assez intelligents et doués » Bien entendu si vous n’y prenez pas gare vous serez peut-être tenté d’être LE thérapeute qui a réussi avec ce patient. Et même si vous êtes plutôt du genre humble ce patient saura susciter chez vous ce type d’élan.
La personne a tendance PN, le PN bleu (voir plus haut), sera tentée de vous mettre en situation d’échec. C’est sa façon de mettre en place ses résistances à la thérapie. Là deux choix s’offrent à vous : 
1. vous expliquerez à votre patient qu’il met en place une stratégie pour vous mettre en échec. Et vous l’inviterez à réfléchir sur ce qu’il y gagnera si vous échouez. Il s’agit là d’une forme de méta-communication ou bien méta-thérapie.
2. vous lâcherez-prise et vous lui ferez comprendre que vous ne voyez vraiment pas comment l’aider, que vous êtes dans une impasse. Là, soit vous avez affaire à un PN qui a repris de la force et qui est à nouveau en zone rouge alors il vous dira « vous voyez que vous n’êtes pas un si bon pro que cela. » Soit, se retrouvant seul avec son problème – et s’il est toujours en zone bleu – il aura un élan de vouloir s’en sortir. Et il reprendra le cours du travail thérapeutique.

Après un certain nombre de séances (plusieurs semaines voir plusieurs mois) la personnalité à tendance PN pourra tenter de vous mettre face à votre incompétence (autre tendance de mis en échec du thérapeute). Cela sera par exemple une erreur de rendez-vous ou un retard de votre part. Le patient à tendance PN pourra par exemple, sur le pas de votre porte alors que la séance est terminée, aborder un sujet « chaud » sur lequel vous ne rebondirez pas car vous respectez le cadre. Il repartira très ému s’assurant que vous vous en rendiez compte. Et si vous ne lui téléphonez pas dans les prochaines heures (parce que vous savez qu’il saura gérer) il vous dira à la séance suivante « je pensais que vous alliez me téléphoner, vous avez bien vu dans quel état je suis reparti, j’aurai pu faire n’importe quelle bêtise. Vous vous rendez compte de la gravité de la situation ? Vous n’avez pas été la pour moi. Vous n’avez pas fait votre boulot. » Tout psychopraticien étant est un sauveur dans l’âme (qui s’est soigné certes mais un sauveur tout de même) vous ne pourrez qu’être déstabilisé.

(...)

 

7- La victime 
La cible favorite du PN est une personne qui le valorisera. Elle pourra être belle, intelligente et réussissant. Ou bien elle sera admirative et dépendante. Elle pourra aussi être les deux. 
Mais systématiquement la victime aura une faille narcissique où s’engouffrera le PN. Cette fragilité pourra être la dépendance affective, le non-amour de soi, la mésestime de soi, le doute et la méconnaissance de soi. Le PN trouvera ainsi un moyen d’avoir un ascendant sur sa victime. 
Le plus difficile pour les conjoints de PN est de prendre conscience de la relation toxique et de l’emprise qu’ils subissent. Ces proches parfois peuvent mettre des années à réaliser la situation et s’en sortir leur sera encore plus compliqué.
Après l’admiration et la dépendance, c’est la peur qui maintient la victime en place. Et il faut beaucoup de force et de courage pour s’en sortir. 
L’accompagnement d’un professionnel de la psychothérapie est indispensable à la victime si elle veut s’en sortir au mieux et au plus vite.
Le piège, pour certaines d’entre elles, sera de s’enliser dans le rôle de victime. En fonction de son histoire et de son profil psychologique, la victime pourra basculer dans une forme de victimisation. Certaines personnes ne pouvant – et ne sachant – pas exister autrement. 
Il sera alors nécessaire de leur apprendre l’existence des jeux psychologique à l’image du Triangle dramatique de Karpman. Avec ce modèle la victime pourra comprendre les pièges relationnels ainsi que le piège du statut de victime. 
Mais pour cela rappelons qu’il indispensable d’avoir au préalable accompagné le patient dans sa reconstruction. Et seulement ensuite il sera possible d’aborder la difficile question « pourquoi ai-je rencontré (parfois plusieurs fois) une personnalité pervers? Qu’ai-je à comprendre »

La derrière phase que traversent les personnes ayant été victime est la peur de rencontrer à nouveau ce type de personne.
Dans ce cas il est bon que le thérapeute rappelle à la victime qu’elle a certainement eu une pensée qui, à la première rencontre, l’a alerté. Pensée qu’elle n’a pas écoutée. La victime va donc découvrir qu’elle a eu un signal l’avertissant que quelque chose ne va pas. 
On va donc lui réapprendre écouter ce signal. En lui rappelant également qu’à ce jour elle est renforcée par l’expérience. 
Ainsi elle peut se faire confiance si elle sait s’écouter.

Malheureusement des victimes qui ne consultent pas risquent de s’enfoncer dans une attitude paranoïaque où elles verront des PN partout. Dès qu’elles croiseront des personnes belles, charismatiques, souriantes et agréables, les victimes traumatisées ne sauront plus discerner à qui elles auront affaires. Certaines deviennent encore plus informées que les professionnels de la psy : elles ont tout épluché (les blogs, forums, site et ouvrages) sur le sujet : elles souffrent donc elles veulent comprendre. Mais s’ensuivra un piège, celui de ne pas consulter (puisqu’elles en savent beaucoup) et elles risqueront de ne voir que des ennemis partout et de s’enfermer dans ce monde totalement clivé (les bons d’un côté et les mauvais de l’autre). Elles seront tenter de « sauver » toutes les victimes se présentant à elles. Et le risque est de ne plus s’appuyer que sur un sentiment toute puissance totalement illusoire. C’est alors que nous pouvons nous demander si il ne s’agiterait pas de personnalités borderline (clivage, volonté de sauver l’autre afin de restaurer une meilleure image de soi, etc.)

 

8- Borderline et Perversion Narcissique
Le trouble de la personnalité toucherait 2% de la population et la perversion-narcissique 3% !
Le trouble de la personnalité, tout comme la perversion narcissique, fait partie l’axe 2 du DSM IV.
Cette personnalité se caractérise par une instabilité émotionnelle et relationnelle, une impulsivité (dépenses, sexualité, dépendances, conduite automobile dangereuse, boulimie, etc) et une instabilité en ce qui concerne l’image de soi.
La personnalité borderline a un sentiment de vide qu’elle tente de combler de n’importe quelle façon, y compris par des conduites à risques. Le mal-être peut la pousser jusqu’au passage à l’acte : tentative de suicide ou automutilation. La personnalité borderline est hypersensible. Dans son passé, elle a été victime d’agressions ou a vécu dans un climat familial violent. Des colères intenses et inappropriées seront aussi observées.
Sur le plan relationnel, la personnalité borderline va tantôt idéaliser, tantôt dévaloriser elle-même ou autrui. (Clivage) Et surtout la personnalité borderline est, de ce que nous appellerons, abandonnique : elle a constamment peur d’être abandonnée.

Parfois certains patients ou proches s’interrogent : « borderline ou pervers-narcissique ?»
Le pervers-narcissique a un ego surdimensionné (faux-self) et va chercher à utiliser l’autre pour ses propres fins. Il va toujours se faire passer pour la victime et maintenir constamment une relation dominant-dominé. A contrario le borderline a une très faible estime de soi ce qui l’entraine dans des relations amoureuses défectueuses et par la dépendance affective ou la fuite de l’amour.
Le PN (même s’il est dans une souffrance psychique inconsciente) ne souffre pas d’être ce qu’il est et de mettre en place les processus qu’on lui connaît bien. Le borderline lui est dans une souffrance consciente. Il se voit faire et cela le consterne et accentue sa mésestime.
Le sujet qui occupe le plus le PN est lui-même. Le borderline peut parfois donner l’impression de nier l’autre mais il est obnubilé par sa souffrance et fera tout pour l’apaiser. Il tente d’échapper aux flots émotionnels. Si il fait du mal à autrui, s’ensuivra un temps relativement long de remord et de culpabilité (ce que le PN ne connaît pas).

 

9. Des thérapeutes PN?
La question la plus taboue dans ce domaine est « y-a-t-il des thérapeutes PN ?»
L’approche classique dira que non puisque les PN, ne se remettant jamais en question, ne consultent pas et ne s’intéressent qu’à eux-mêmes.
Mais il y a des personnalités à tendance PN qui pourront avoir un parcours dans l’accompagnement. Pour ma part je n’ai jamais rencontré de psychopraticiens ou psychothérapeutes PN. Mais j’ai rencontré des personnes travaillants dans le milieu de l’accompagnement ayant une tendance PN. Rien de plus séduisant pour ces personnalités narcissiques que d’exercer un métier où elles pourront avoir l’ascendant sur les autres. Et en tant que formatrice à la relation d’aide j’ai eu parfois ces candidats désirants être formés à l’accompagnement. Ayant développé mon instinct pour détecter ce type de profil, je ne les ai, fort heureusement, pas laissé entrer dans le cursus. Et l’implication (travail sur soi) de cette formation les en a dissuadé. 
Dans Wisdom of psychopaths Kevin Dutton démontre que les chefs d’entreprise et les PN partagent certaines caractéristiques : « "Les psychopathes ont confiance en eux et ne procrastinent pas (remettre a plus tard). Ils voient toujours le positif et ne se reprochent jamais rien, même s'ils ont commis une erreur."
Pour Dutton, les métiers de l’accompagnement n’intéressent pas les PN et figurent dans les derniers métiers occupés par eux.

 

En conclusion 
J’insisterai sur le fait que seul un psychiatre pourra (n’aura le droit) de poser un diagnostique. Si vous avez un doute sur un proche, ou sur vous-même, souvenez-vous qu’un diagnostique n’est pas si facile à poser et qu’il est préférable de s’adresser à un professionnel. 
Si vous êtes victime d’une personne que vous supposez être PN, éloignez-vous de cette personne et surtout consulter un psychopraticien pour vous aider et éviter la répétition de la situation. 
Si vous êtes thérapeute et que vous êtes en présence d’une personnalité à tendance PN, n’oubliez pas d’écouter vos signaux internes, d’observer, d’être prudent et surtout d’avoir un coup d’avance afin de savoir gérer les éventuelles prises de pouvoir. Souvenez-vous également de vous autoriser à refuser ce patient. 
Ne dramatisons pas le sujet mais restons vigilant. Car nous pouvons être amené à rencontrer ce type de personne à tout moment. N’oublions pas de nous protéger mais n’oublions pas aussi qu’il s’agit de personnes inconsciemment en souffrance. Le mieux que nous puissions faire est d’avoir du discernement et ne pas entrer dans leurs jeux psychologiques. 
Quand plus personne ne veut plus jouer avec le pervers-narcissique alors il n’a pas d’autre choix que de se regarder lui-même. 
« Miroir mon beau miroir qui est le plus beau » mais le miroir ne répond plus, il se tait. Toute la vérité se révèle alors.

 

Copyright (c)Géraldyne Prévot Gigant Psychopraticienne et auteur. Toute utilisation et reproduction interdites sans l'accord de l'auteur. 

 

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