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Bienvenue sur le blog de Géraldyne Prévot Gigant. Vous y trouverez des articles inédits, des billets d'humeur, des articles et interviews que Géraldyne a donné à la presse ainsi que des critiques de films et séries vues sous le prisme psychologique et philosophique.

Bonne lecture.

Sur AirZen Radio dans Mieux Vivre l'Instant avec Géraldyne Prévot Gigant


Un doux moment partagé sur une toute nouvelle radio 100% positive !



Plus de 30 % de la population serait hypersensible. Mais la majorité des concernés l'ignore. Beaucoup vivent mal cette singularité. Pourtant, lorsqu'on la reconnaît et qu'on l'intègre, elle peut devenir une vraie richesse.

Vous découvrirez dans cette émission les caractéristiques des personnes hypersensibles spirituelles, les étapes de l’éveil, comment développer votre intuition ainsi qu'une courte pratique méditative.


"L'instant présent est une clé de sagesse que l'on a toujours sur soi. Pour vraiment s'assurer un instant présent presque instantané, il nous suffit d'être connectés à nos sens, dans l'idéal dans un environnement de nature ou bien dans un musée face à un beau tableau, et de porter son attention sur notre sensorialité, sur notre corps, et d'établir une connexion avec cette sensorialité, soit la nature, soit le tableau."


Entendez également dans ce cadre de zénitude, comment se protéger des personnalités toxiques et comprenez le merveilleux processus de l'alchimie intérieure.

Géraldyne Prévot-Gigant est psychopraticienne et accompagnatrice de transformation depuis vingt-cinq ans. Spécialiste de la relation et de la dépendance affective mais aussi de l’hypersensibilité, elle donne régulièrement des ateliers sur ces thèmes et répond lors de ce moment de douceur aux questions d'Aurélie Godefroy.

Forte de son expérience, elle livre pour la première fois une façon nouvelle d’envisager l’hypersensibilité : elle émet l’hypothèse d’une sensibilité nouvelle, conséquence directe de ce qui se passe aujourd’hui au niveau collectif et en synergie avec l’éveil et l’ouverture actuels des consciences. Et si vous étiez concerné ?



En savoir plus sur l'approche de Géraldyne Prévot Gigant sur ce sujet ?

  1. Un livre : Les hypersensibles spirituels, ces intuitifs au coeur d'or publié aux éditions Leduc. Se procurer le livre ICI

  2. Une conférence gratuite et un cycle d'ateliers ICI

  3. Des consultations ICI



Avez-vous remarqué comme sa sainteté le Dalaï-Lama a de l’humour et comme il est joyeux?

Avez-vous remarqué comme la joie élève votre énergie. Ce n’est pas seulement d’être joyeux qui vous fait sentir léger, c’est que la joie est très haute en vibration. Une des plus hautes.


Je parle de la joie profonde et non superficielle. Malheureusement, parfois, les gens projettent et pensent que les joyeux sont superficiels, inconscients, déconnectés de la réalité ou un peu stupides. Ceux qui connaissent la paix intérieure, ceux dont l’ego s’est bien érodé avec le temps, les épreuves et la vie, ces êtres là sont naturellement joyeux.

Je suis quotidiennement joyeuse.

Je suis joyeuse de dialoguer avec mon âme. Je suis joyeuse d’être en vie et de danser avec l’existence. Je suis joyeuse à chaque synchronicité. Je suis joyeuse d’être là en ces heures sombres pour faire ma part. Je suis au rendez-vous du destin et mon âme est joyeuse de cela car le chemin fut long et périlleux. Je suis joyeuse car je sais d’où je viens et pourquoi je suis sur cette Terre. Je suis joyeuse car en contact si fréquent avec l’instant présent. Je suis joyeuse car je suis connectée au tout : à la nature, aux animaux, aux êtres humains, aux étoiles et à l’univers. Je suis joyeuse car je sens la grâce dans mon coeur si souvent. Je suis joyeuse car j’ai foi en l’humain.

Parfois les gens joyeux sont méprisés. Pourtant la joie résultant d’un cheminement, d’un contact véritable avec soi-même doit être vue comme un cadeau divin.

La joie c’est aussi quand on décide de voir chez l’autre le beau, le bon et le lumineux.

Alors oui je suis joyeuse. C’est le cadeau que j’offre au monde qui a tant besoin de lumière, de perspectives et d’espoir.

Et puis n’oublions pas que nous créons notre réalité avec ce à quoi nous portons notre attention. Si je me focalise sur l’ombre, le pessimisme, les risques et les dangers, je leur assure un bel avenir. Alors que si je porte mon regard sur les potentiels, les opportunités, l’espoir et si j’ai confiance en l’avenir alors je donne une chance à ce futur.

Malheureusement la joie qui vient de l’âme n’est pas toujours vue comme profonde. Car on ne reconnaît que ce qu’on connaît. Si vous ne connaissez que tristesse et joie superficielle c’est ce que vous allez projeter sur les autres. Si vous avez traversé le labyrinthe de votre inconscient, si vous avez embrassé votre intériorité et si vous avez ouvert la porte à votre âme, alors vous porterez un regard compatissant sur les autres, sans projections, conscient que nous en sommes tous au même point : une âme en voyage sur Terre avec son lot de souffrance, d’errance et parfois de libération.

Et je n’ai pas toujours été joyeuse. Au contraire j’étais une enfant qui ne souriait pas souvent. J’ai été une femme triste. Et puis j’ai cheminé pendant des dizaines d’années. J’ai fait le ménage dans mon subconscient pour finir par me rencontrer. J’ai été initiée par la vie et j’ai effectué plus d’une renaissance et non sans douleurs. Et puis un jour, la paix est venue et elle n’est jamais repartie. Parfois le chaos s’invite chez moi. Alors je l’embrasse, je l’enlace, je fais corps avec lui. Durant cette période la joie est momentanément recouverte mais pas pour très longtemps car cette joie est profonde, prenant racine dans la paix du cœur.

Faites attention aux vrais joyeux, ils pourraient vous révéler à vous-mêmes.

Ma joie est celle de mon âme qui scintille de pouvoir participer en ce présent à un monde nouveau. C’est l’amour de la vie.

Géraldyne Prévot Gigant



(No Spoiler)

Réalisé par Denis Villeneuve, DUNE est adapté du roman éponyme de science-fiction de Frank Herbert, publié en 1965, aux États-Unis.

Voir un Villeneuve est toujours une expérience unique.

Premier contact pourrait figurer en tête de liste.

Mais depuis il y a eu DUNE.

Denis Villeneuve, réalisateur canadien, rêvait depuis toujours d’adapter DUNE à l’écran.

Je vais vous transmettre ici mon vécu et ma vision de la création de ce réalisateur dans son adaptation du roman de Herbert.

Une expérience Tout d’abord, en allant voir ce film, comme pour tout récit initiatique, il est important de se dire que nous allons vivre une expérience qui viendra nous bouleverser, nous enseigner sur des plans inconscients de notre être. DUNE est un écrin d’archétypes* et de symboles qui auraient enchanté Carl. G. Jung et Joseph Cambell.

DUNE est un trousseau de clefs de secrets disponibles à ceux qui savent lire entre les lignes, reconnaître les symboles forts.

La première clef est cette phrase d’introduction d’une grande portée. Sans elle, nous ne pourrons ouvrir les autres portes mystérieuses du film… et de la vie.

Les rêves viennent des profondeurs.

La presse a parlé du rêve éveillé de Villeneuve et elle ne croyait pas si bien dire car il s’agit bien là d’un rêve qui, si on s’y plonge, nous transformera pour toujours.

La seconde clef : la sage innocence

Paul est The One, l’élu, l’initié, celui qui changera le monde mais il ne le sait pas. Beaucoup de personnes ont la connaissance de sa dimension sauf lui. Ceci est une clef fondamentale pour toute personne en démarche spirituelle. On ne doit pas vouloir devenir initié mais se laisser initier par la vie. On ne doit pas vouloir des talents et dons mais les laisser émerger au fur et à mesure de notre ouverture de conscience, au fur et à mesure de nos initiations, au fur et à mesure de nos apprentissages. Aux innocents les mains pleines. Il est innocent Paul, alors que très sage, et il est pur. Il suit sa destinée avec beaucoup de candeur et d’intelligence, ignorant, pour un temps, sa grandeur.

Cette clef est une précieuse invitation à faire de même.

La troisième clef : l’acceptation du chaos

Elle se trouve au coeur du film, véritable point de bascule du récit et de l’odyssée de Paul.

Elle correspond certainement à la phase 5 du voyage du héros de Joseph Cambell quand le héros passe le « seuil » de l’aventure et qu’il ne peut plus faire demi-tour. Cette clef se situe dans la tempête de sable. Paul, dans cette partie, incarne ce que nous vivons tous cycliquement dans nos existences : la traversée du chaos qui nous enseignera, ou pas, sur l’art d’être en conscience et en acceptation. Ce moment est d’une telle puissance, d’un tel enseignement, qu’une partie de moi est restée là-bas comme si cet instant continuait de diffuser son secret dans ma conscience.

A ce moment, je suis Paul, nous sommes tous Paul. Je suis dans ce vaisseau et le désert. Je suis ce lâcher prise, ces visions et cette sagesse. A cet instant je suis.

La quatrième clef : l’alchimie la peur

« La peur tue l’esprit »

Cette phrase est d’une grande portée philosophique et une clef puissante à garder précieusement au fond de soi pour tous les moments difficiles et de doutes, dans notre existence. Nous est enseigné ici à quel point la peur peut nous inhiber, nous limiter et même réduire notre champ de conscience. En la laissant s’installer nous fermons toutes les portes de la perception entrainant la déconnexion avec notre intuition et notre âme. La peur doit être transcendée afin de retrouver le chemin.

La cinquième clef : la puissance du féminin

Paul est l’incarnation de l’homme sage de demain, celui qui a su équilibrer le masculin et le féminin intérieurs, le Yin et le Yang. Cet équilibre des énergies psychiques va lui permettre de rencontrer dans le désert une déesse de forme humaine nommée Chani. C’est bien parce qu’il est en contact avec son féminin intérieur que Paul est déjà connecté à elle à travers les rêves, l’espace et le temps.

La deuxième partie de DUNE mettra en lumière le personnage féminin de Chani à l’instar de l’éveil du féminin dans notre monde en pleine transformation. Compte-tenu de la situation incertaine due à la Covid, la production n’a pas encore donné son feu vert pour le tournage de la second partie de Dune. Elle ne fera que si la première partie est un succès commercial. Alors si vous voulez connaitre la suite de l’histoire, si vous voulez plonger dans l’inconscient collectif et les archétypes qui enseignent, allez voir la première partie. Vous contribuerez à la survivance du cinéma et la réalisation d’une grande oeuvre.

Comme quoi, nous sommes un tout.

La sixième clef : Paul, un hypersensible spirituel du futur

C’est en tout cas le lien que je n’ai pu m’empêcher de faire car les « hasards » de reports de diffusion en raison de la pandémie ont fait que mon livre Les hypersensibles spirituels, ces intuitifs au coeur d’or a été en librairie la veille de la sortie en France de DUNE. En bonne spécialiste des synchronicités je ne pouvais ignorer ce fait. D’autant que j’attendais le film depuis longtemps, consciente que quelque chose d’important m’attendait dans cette expérience cinématographique.

C’est donc avec le filtre de mon hypothèse d’hypersensible spirituel que j’ai observé l’évolution de Paul dans son odyssée.

J’y ai vu l’incarnation du masculin et féminin intérieurs dans un parfait équilibre.

J’y ai vu un être qui va jouer un rôle important dans l’avenir de son monde, tout comme chaque hypersensible spirituel dans le sien, à son échelle, tel le colibri. Paul a des visions et des rêves qui lui enseignent le futur. Ainsi il a déjà des éléments pour cheminer en conscience et acquérir plus de libre-arbitre.

Son égo n’est pas en quête de pouvoir. Il fait face aux épreuves avec un coeur pur. Il doute parfois car il n’est pas dans l’illusion de toute puissance et il découvre sa grandeur à chaque étape de son voyage. Il traverse des deuils, des pertes mais découvre également des talents et des pouvoirs de sagesse.

Paul c’est nous dans notre voyage sur Terre.

Paul c’est un hypersensible spirituel du futur qui nous montre le chemin.


Géraldyne Prévot Gigant

*Petit rappel sur LA NOTION D’ARCHÉTYPE

Le terme provient du grec typos, qui désigne une marque gravée que l’on retrouve sur des séries d’objets identiques comme les pièces de monnaie ou les blasons, et d’archê, qui signifie « commencement » et « commandement ».

Thème essentiel au travail du psychiatre suisse Carl Gustav Jung, l’archétype est un symbole appartenant à l’inconscient collectif. Il s’agit d’une énergie dont la particularité est d’être un agent de transformation.

Les synchronicités aiment se manifester sous la forme d’archétypes, qui sont des images symboliques que nous comprenons inconsciemment. Les archétypes vivent dans notre inconscient et représentent nos potentiels de réalisation. Dans toutes les cultures du monde nous retrouvons ainsi les figures du père, de la mère, du magicien, du guerrier, du sage, de l’initié...

Les archétypes appartiennent à notre culture mais, en plus de cela, chacun d’entre nous est relié à plusieurs archétypes. Les personnages de Star Wars sont nos archétypes modernes. Rey notamment représente le féminin sacré, la guerrière de lumière, celle qui a alchimisé en elle les forces masculines (animus) et féminines intérieures (anima).

Tout être arriverait sur Terre avec un certain nombre d’archétypes prêts à être « activés » ou conscientisés. Ils sont une sorte de banque de données existant dans l’inconscient.

Pour Jung, aucun archétype ne peut être totalement défini : nous n’en avons jamais fait le tour, certainement parce que le regard qu’on lui porte vient également lui donner une certaine coloration. L’apparition de l’archétype est toujours accompagnée d’une ambivalence, car nous pouvons le voir tantôt sous son aspect positif, tantôt sous son aspect négatif. Il n’est en soi ni bon ni mauvais : il s’agit là de sa dimension énergétique psychique.

Extrait de Je développe mon intuition publié chez Leduc dans la collection C’est Malin