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Bienvenue sur le blog de Géraldyne Prévot Gigant. Vous y trouverez des articles inédits, des billets d'humeur, des articles et interviews que Géraldyne a donné à la presse ainsi que des critiques de films et séries vues sous le prisme psychologique et philosophique.

Bonne lecture.

Sur France Bleu dans C'est déjà demain avec Géraldyne Prévot Gigant


L’infidélité est la bête noire du couple. Elle est d’ailleurs l’une des premières causes de rupture. Où commence l’infidélité ? Comment faire quand la confiance est définitivement brisée ? Frédérique Le Teurnier demande des conseils à une spécialiste de la question amoureuse.


L’infidélité est une des premières causes de rupture. Aujourd’hui, on l'associe inévitablement à la fin de la relation. C’est un événement qui vient briser le cœur et briser le couple. Pourtant, l’infidélité ne mène pas forcément à la fin d’une histoire d'amour. Cela dépend de la nature de la relation, de la psychologie et de l’histoire de chacun.

Peut-on pardonner une infidélité ? Est-ce que l’infidélité peut redonner un second souffle au couple ? Les hommes trompent-ils plus facilement que les femmes ?


Géraldyne Prévot-Gigant, psychopraticienne et spécialiste de la question amoureuse, écoute vos témoignages et répond à vos questions.

Plusieurs façons de tromper

Il n’y a pas une seule façon de tromper. Il peut y avoir de la tromperie charnelle, émotionnelle et virtuelle. Aujourd’hui, des conversations par sms et sur différents canaux de conversation virtuels émergent. Les propos échangés peuvent être crus et érotiques.

Même s’il n’y a pas eu de contact charnel, cette complicité de séduction, de sexualité et d’érotisme veut dire quelque chose.

Des informations précieuses sur le couple

Les infidélités ponctuelles ou régulières disent de nombreuses choses (...) SUITE







Les applis et sites de rencontres sont devenus incontournables dans la vie des célibataires à la recherche de l’âme sœur. Pourtant, après quelques mois ou quelques années d’utilisation, nombreux sont ceux qui déchantent et s’en détournent, comme « usés » par ces outils numériques. Les algorithmes sont-ils vraiment l’avenir de la rencontre amoureuse ?

Interview de Géraldyne Prévot Gigant pour PSYCHOLOGIES par Claire Sejournet.


« A chaque inscription, c’est la même excitation, le même espoir, la même volonté d’aller de l’avant, et le même investissement avant, pour créer le profil, pendant, pour écrire et répondre de façon personnalisée, et après, lorsque les échanges aboutissent à un rendez-vous, raconte Charles. Mais au final, cet espoir d’une vie meilleure retombe à la fin de chaque abonnement, en parallèle des râteaux et des ratios messages envoyés/messages reçus dignes d’un sketch. » Les applications de rencontres sont de véritables montagnes russes émotionnelles. Et pour les célibataires qui s’y inscrivent, cela finit par être difficile à vivre. Trentenaire célibataire familière des applis de rencontre, la journaliste Judith Duportail nomme ce ressenti « dating fatigue » et le définit comme « le sentiment de mort qui durcit au sein de [notre] cœur lorsqu’il nous semble avoir emprunté pour la millième fois le même ascenseur émotionnel, entre espoir, date, projection, ghosting et déception ». Dans son livre Dating fatigue (éditions de l’Observatoire, 2021), elle analyse la complexité de l’amour dans les années 2020. Entre la déferlante #MeToo, les revendications féministes et les questionnements de genre et d’identité, la recherche de l’amour est déjà bien complexe. Mais les sites et applis de rencontres redistribuent aussi les cartes en bousculant radicalement le principe même de la rencontre amoureuse.


Rencontres 2.0, un écran entre l’autre et soi

Il suffit de quelques clics pour se créer un profil sur des sites ou applis de rencontres. A partir de là, chacun est seul face à son écran pour s’engager dans la quête du partenaire idéal en se basant sur quelques photos. « Beaucoup d’utilisateurs souffrent d’être réduits à une image, analyse la psychologue Géraldyne Prévot Gigant. On peut très vite passer à côté des personnes en ne s’arrêtant que sur l’apparence. Mais aller au-delà est difficile. Parmi mes patients, beaucoup me font part de la pauvreté des conversations sur les applis de rencontres. » Ce n’est pas Christelle qui dira le contraire : « les hommes m’ont très souvent abordée de façon basique, par le classique ‘salut ça va ?’, parfois bourré de fautes alors qu’il n’y a que 3 mots. Sachant qu’il pouvait m’arriver d’avoir une dizaine de messages par jour, cela ne permet pas de ‘départager’ les messieurs… ». Trouver quelqu’un beau sur une photo ne suffit pas à créer du lien, constate Agnès : « les rares beaux gosses avec qui j’ai entamé la conversation se sont vite lassés. Ou bien c’est moi qui ai lâché l’affaire par manque de centres d’intérêt communs ». « C'est très chronophage de passer ses soirées à répondre aux mêmes questions. Il faut être créatif », ajoute Bruno, qui ne supporte plus « le sempiternel ‘Et toi’ qui conclut régulièrement les échanges ». En valorisant le visuel et en limitant les informations disponibles sur les personnes que l’on voit apparaître sur l’écran, les applis et de sites de rencontres déshumanisent, pointe Géraldyne Prévot Gigant : « certains utilisateurs sont victimes des clichés relatifs à leur physique ou à leur profession. On les élimine alors que l’on ne les connait pas et qu’on ne connait pas leur chemin de vie ». Sachant que la moitié des utilisateurs mettent moins de 30 secondes à décider si swiper à droite ou à gauche (signifier son intérêt ou non pour la personne présentée par l’appli), et que 20% des femmes mettent même moins de 5 secondes…


Applis et sites de rencontre : la solitude de nos vies numériques


La présentation de potentiels partenaires en fonction de critères définis n’est pas nouvelle, les agences matrimoniales en avaient déjà fait la base de leur activité. Mais la différence tient dans le fait que le catalogue est désormais directement à portée de main : « nous sommes dans une société consumériste, constate Géraldyne Prévot Gigant. Il existe une appli pour tout, en clic on obtient ce que l’on veut. Et en un clic, on se débarrasse de ce que l’on ne veut plus ». Sur les applis de rencontre, cela revient souvent à « ghoster », autrement dit à ne plus répondre aux messages et donc à disparaître de la conversation. Si certains agissent avec désinvolture, d’autres peuvent aussi ghoster parce qu’ils se sentent démunis et ne savent pas dire non. Le résultat est le même et il fait mal : « c’est un comportement très violent, insiste la psychologue. Celui qui se comporte ainsi ne s’en rend pas forcément compte, mais celui qui reste sans nouvelles est blessé. Et selon son rapport à la problématique d’abandon, ses failles narcissiques et son estime de lui-même, les conséquences peuvent être importantes. La répétition de cette situation peut créer de la déstabilisation et changer la perception de soi. Il faut être vigilant ». Pour Géraldyne Prévot Gigant, il est évident que le smartphone permet un contact rapide, mais qu’il nous amène parfois à traiter l’autre comme un objet parce que l’on passe par un objet pour être en contact. « Tout est allé très vite dans les usages numériques. Nous ne sommes pas éduqués à une certaine élégance, une certaine éthique relationnelle ». (...)


Suite et fin de l'article ICI

Lecture associée : La force de la rencontre (ed. O. Jacob)




L’alcoolisme culturel

L’alcoolisme convivial

L’alcoolisme des jeunes

L’alcoolisme des personnalités politiques qui nous gouvernent

L’alcool justifié pour la créativité et l’inspiration.

L’alcool comme antidépresseur, desinhibiteur et facilitateur de soi disant liens sociaux.

Et bien sûr du déni des dépendants ainsi que toute bonne occasion pour boire encore et toujours.

Tout est dit en 1h56 sous la direction de Thomas Vinterberg.


Malgré une petite longueur ici ou là, Drunk tient largement la route avec une exceptionnelle performance d’acteurs et un très bon scénario.

Le réalisateur a eu l’intelligence de ne pas nous imposer de longues scènes de déchéance mais souligne certains moments avec subtilité.

Il pose nettement la question de la place de l’alcool dans nos sociétés et ici en particulier la suédoise.


Le scénario repose sur 4 personnages professeurs et amis. L’un d’entre eux, enseigne la

psychologie et propose à ses comparses une expérience autour de l’alcool. On comprend assez vite que cette « expérience » va servir de justification à la prise régulière puis excessive d’alcool.


Cela n’étonnera personne de savoir que Mads Mikkelsen crève l’écran par son charisme et sa profonde désespérance.

De désespérance il s’agit bien là et elle touche tous les personnages qu’ils soient principaux ou secondaires. A croire que finalement l’alcool vient consoler (et intoxiquer) une société en perte de sens et de joie de vivre.

C’est toute la subtilité et l’intelligence de ce film car l’alcool est certes pointé du doigt mais la société tout entière l’est tout autant. L’alcool n’est pas le problème fondamental, collectif et individuel, elle est une addiction symptomatique d’une société malade.


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