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Bienvenue sur le blog de Géraldyne Prévot Gigant. Vous y trouverez des articles inédits, des billets d'humeur, des articles et interviews que Géraldyne a donné à la presse ainsi que des critiques de films et séries vues sous le prisme psychologique et philosophique.

Bonne lecture.



J’ai toujours été hypersensible au bruit. Alors que je suis née à Paris on pourrait penser que je suis habituée aux diverses nuisances sonores d’une grande ville.

Il n’en est rien.

J’habite un quartier sensé être calme et pourtant, ce matin, en promenant mon chien, j’ai été effrayée d’entendre ces nuisances de toutes parts.

J’y suis d’autant plus attentive que mon chiot des champs a du mal à s’habituer à ce chaos des villes.

Nous avons eu droit ce matin, durant 3 heures, a un manège de camions poubelles grinçants. (je ne comprends toujours pas ce que la Mairie de Paris attend pour faire quelque chose contre cette nuisance). Ma rue se situant visiblement au croisement de trois répartitions de passages de camions, j’ai donc eu droit aux camions du secteur A et à ceux du secteur B et quand je pensais que c'était terminé, arrivent ceux du secteur C.

Ajoutons à cela le klaxon facile d’automobilistes déjà excédés de beau matin par une circulation routière saturée (due à des travaux tout aussi bruyant).

Et j’oubliais les moteurs de moto et de scooters qui, à toute heure, vrombissent comme si leur vie en dépendait.

Mon petit chiot, qui vient de la campagne, a bien du mal à comprendre cette cacophonie. Je lui explique alors qu’ici les humains sont devenus fous (comme partout ailleurs) et qu’ils sont nombreux à tenter de vivre ensemble dans des espaces partagés.

Je vois bien que mon petit chiot ne saisit pas bien l’intérêt de toutes ces machines bruyantes.

Et je le comprends bien.

En effet alors que l’humain court après le progrès, il n’investît ni dans la prévention de la santé, ni dans le confort de ses concitoyens.

Le progrès qui rapporte plutôt que le progrès qui fait du bien.

Voilà sa devise.

Pourtant on connaît à présent les effets néfastes des nuisances sonores à commencer par l’agressivité mais également perturbation du sommeil, stress, fatigue, aggravation des pathologies cardio-vasculaires, dépression. On comprend mieux pourquoi 9 francais sur 10 considèrent les nuisances sonores comme un enjeu de société. (2016, sondage JNA - Ifop )

Ce matin j’ai donc pensé à tous les hypersensibles qui souffrent comme moi d’hyperacousie. Je me suis longtemps sentie seule à ce sujet. Et pourtant nous sommes nombreux.


Qu'est ce que l'hyperacousie?

L’hyperacousie est une intolérance aux sons ou aux bruits présentés à un volume jugé tolérable par l’entourage. Une personne souffrant d’hyperacousie perçoit un son comme étant plus fort qu’en réalité. La personne peut rapporter qu’elle « entend trop » les sons quotidiens. Une personne hyperacousique supporte difficilement certains sons : les bruits de vaisselle, la foule, les rires forts, les sonneries de téléphone (vive les vibreurs), les cris d’enfants ou le moteur d'un aspirateur. L'audition d'une personne hyperacousique n'est pas meilleure, c'est sa sensibilité qui est accentuée. En revanche le chant d'un oiseau va l'émerveiller et l'harmonie d'une symphonie de Mozart l'élever au septième ciel.


Pour en revenir à ma promenade du matin ...

Alors que j’étais plongée dans cette réflexion autour du bruit et que je me disais que j’allais vous écrire tout ceci, une dame est apparue, dans la promenade du parc de mon quartier, accompagnée de deux adorables ratiers. Elle m’a demandée l’âge de mon chiot, a confirmé qu’il semblait n’être pas rassuré. C’est alors que je lui dit « le bruit de la rue lui fait peur » et la dame me répond « que je la comprends ! C’est partout et constamment. Ce matin, on n’entend même plus les oiseaux chanter. »

Je me suis dis qu’elle aimerait mon dernier livre. Mais je n’ai rien dit, j’ai juste profité de ce partage de deux hypersensibles amoureuses de la nature et des animaux, souffrant de l’état du monde.

Vous me direz « pourquoi tu ne pars pas à la campagne? » et je vous répondrais que mon amour pour Paris est grand et que pour l’instant c’est lui qui me retient.

Mais si Paris continue à se faire grignoter par le bruit et la fureur, alors dans ce cas je devrai la quitter à regret. Je me demande tout de même si je peux vivre sans elle et ses lieux artistiques…


En attendant j’écris pour les sensibles et je m’enveloppe de musique.


© Géraldyne Prévot Gigant


Pour aller plus loin Les hypersensibles spirituels, ces intuitifs au coeur d'or (ed. Leduc)


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Spencer du chilien Pablo Larrain, film injustement mal aimé du grand public et pourtant figurant dans la sélection officielle de la Mostra de Venise en 2021.

Elle étouffe notre princesse

Elle étouffe d’être une princesse car elle sait qu’il ne s’agit plus d’un conte de fées.

Elle étouffe à s’en faire vomir. Elle vomit régulièrement la monarchie qui le lui rend bien.

Elle meurt à petit feu notre Diana.

Elle étouffe sous les obligations, les contraintes et les traditions.

Elle n’est aimée que du peuple et détestée par la famille Royale.

Il aime sa Diana, Pablo Larrain, et nous on l’aime aussi. Il est très clair avec le fait qu’il s’agit ici d’une fable et non d’un biopic qui se voudrait populaire.

Dans ce conte acide, on souffre avec Diana l'hypersensible, plus humaine que jamais. Une Diana qui jure, qui souffre et qui provoque. On lui reconnaît ses symptômes de trouble borderline (scarification, boulimie, vomissement, variabilité émotionnelle, dépendance affective...). Qui ne serait pas en souffrance psychique dans un environnement pareil, dans cette prison dorée?

Elle rêve de danser, de chanter, de vivre normalement. Elle étouffe sous le poids des trahisons et des traditions. Elle n’en peut plus du manque d’intimité.


Voici donc un film d’auteur particulièrement esthétique et aux symboles forts.

Il ne s’agit pas ici de la Diana victime mais de Diana qui cherche à se libérer.

Et on en vient à imaginer ce qu’elle serait devenue si elle avait pu continuer à vivre. On se surprend à la rêver libérée de tout cela.

Spencer est comme un rêve qui se fait parfois cauchemar et souvent extrêmement onirique.

Spencer est à voir comme on lit un livre intelligent. On en sort avec quelque chose en plus.

Quand le cinéma d’auteur se fait petit chef d’œuvre qu’on n’attendait pas…et que personne n’aime. (parce que cela demande un tout petit effort d’investissement et de réflexion)

Pablo Larrain a déjà réalisé le biopic sur Pablo Neruda et un autre sur la première dame Jackie Kennedy. Quant à Kristen Stewart elle ne m’avait pas convaincue dans Sieberg mais elle m’a emportée dans ce film.

Scénario de l'oscarisé Steven Knight scénariste britannique A voir sur Amazon Prime


Que vous soyez célibataire et en couple, la Saint-Valentin nous invite à se questionner sur notre rapport à l’amour et à se remémorer nos plus belles histoires. Notre vie amoureuse a démarré, pour la plupart d’entre nous, à l’adolescence avec le premier amour. Qu’il ait duré ou pas, qu’il ait laissé un bon ou un mauvais souvenir, il a posé les bases de notre vie amoureuse et nous a fait découvrir le sentiment amoureux.

Qu’est-ce que ce premier amour dit-il de nous ? Pourquoi est-il inoubliable ?

Pour le savoir, Frédérique Le Teurnier reçoit Géraldyne Prévot-Gigant, psychopraticienne et accompagnatrice de transformation. Elle est également l’auteure des livres Le grand amour et La force de la rencontre aux éditions Odile Jacob.

Faire la paix avec son premier amour

Le premier amour est, pour beaucoup, l’histoire amoureuse de la première relation sexuelle. Il est surtout une étape incontournable dans l’autonomie affective. « C’est un passage dont on a besoin pour franchir cette étape d’autonomie et devenir adulte », explique Géraldyne Prévot-Gigant. Cependant, cette première expérience, quelle qu’en soit l’issue, ne doit pas entraver la suite. « La première rupture, on pense qu’on ne s’en remettra jamais. Le temps passe et la vie continue avec ses cadeaux, ses surprises, ses aventures et ses expériences », continue-t-elle.

Malgré tout, le premier amour peut être destructeur s’il y a eu un traumatisme affectif. Le risque est alors d’enchaîner des schémas de répétitions. « On va retomber sur des personnes avec le même profil de personnalité, soit les mêmes débuts et les mêmes fins, les mêmes causes de rupture », observe Géraldyne Prévot-Gigant. Il faut alors réussir à s’en détacher pour retrouver un cercle vertueux et s’ouvrir à des relations positives qui n’enferment pas toujours dans la même souffrance.

Pour pouvoir avancer dans leur vie amoureuse, certaines personnes ont envie de savoir ce qu’est devenu leur premier amour, voire de renouer avec. Cela arrive à des moments de notre vie où nous avons besoin de faire le point sur notre parcours amoureux. « C’est là qu’on peut se rendre compte que des fils nous relient encore à certaines personnes. C’est comme si la relation ne s’était pas clôturée », explique Géraldyne Prévot-Gigant.

En revanche, il ne faut pas essayer de revivre le passé : avoir envie de revoir son premier amour peut traduire un besoin de fuir sa vie actuelle. « On a envie de retrouver cette relation très pure que l’on a idéalisée avec le temps. Mais nos perceptions dans l’enfance et l’adolescence ne sont pas les mêmes qu’à l’âge adulte », prévient Géraldyne Prévot-Gigant. Revoir son premier amour peut alors guérir une nostalgie et avoir un effet libérateur pour permettre de s’engager dans une autre relation.

Pour conclure, elle explique qu’il est important « d’honorer les rencontres que l’on a eues, de reconnaître leur importance, mais aussi de donner de la place au nouveau et au renouveau ». De cette façon, nous redevenons libres face aux attachements du passé qui ne sont plus.