Comment garder son calme face aux passifs-agressifs ?

Vous en avez forcément déjà croisé. Adeptes des petites piques et des sourires narquois, les passifs-agressif maîtrisent l’art d’éviter la confrontation et de pousser leur entourage à bout. Comment vivre avec ces personnalités ? Réponses avec Géraldyne Prévot-Gigant, psychopraticienne.

Par Marion Dos Santos Clara pour Au Féminin

Sommaire

  1. Passif-agressif : un peu d’histoire

  2. Qu’est-ce qu’une personnalité passive agressive ?

  3. Passif-agressif : les signes qui ne trompent pas

  4. Naît-on passif-agressif ou le devient-on ?

  5. Sommes-nous tous passifs-agressifs ?

  6. Comment réagir face aux personnes passives-agressives ?

  7. Le passif-agressif peut-il changer ?

  8. Que sont les micro-manipulations ?


Les personnes passives-agressives jouent ont une manière bien particulière de déverser leur colère. Au même titre que les pervers narcissiques et les manipulateurs, les passifs-agressifs semblent s’ajouter à la longue liste des personnalités toxiques à fuir. Remarques acerbes, non-dits, sourires narquois, critiques… Les passifs-agressifs sont-ils vraiment des pervers ? Et comment faire face à ce comportement irritant ? Pistes de réflexions avec Géraldyne Prévot-Gigant, psychopraticienne.

Passif-agressif : un peu d’histoire Avant de s’intéresser aux personnes passives-agressives, une petite leçon d’histoire s’impose. Le terme « passif-agressif » est apparu pendant la Seconde Guerre mondiale. Des psychiatres de l’armée américaine avaient alors remarqué une forme de « résistance passive » ou d’ « obéissance réticente » chez certains soldats. Plutôt que de refuser les ordres de leur hiérarchie, ceux-ci utilisaient des comportements passifs pour faire passer leurs messages : procrastination, inefficacité, réflexions désobligeantes ou encore reproches... La définition est née. Le terme a ensuite été répertorié comme trouble de la personnalité dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), avant d’y être retiré en 1994, lors de la publication de la quatrième édition : leur description clinique paraissait trop imprécise aux rédacteurs. Évacué de l'étiologie psychiatrique, le terme n’a pas disparu pour autant. Depuis, il s’est démocratisé dans notre vocabulaire et se mélange à la catégorie des bourreaux du lien social, avec les