Drunk

L’alcoolisme culturel

L’alcoolisme convivial

L’alcoolisme des jeunes

L’alcoolisme des personnalités politiques qui nous gouvernent

L’alcool justifié pour la créativité et l’inspiration.

L’alcool comme antidépresseur, desinhibiteur et facilitateur de soi disant liens sociaux.

Et bien sûr du déni des dépendants ainsi que toute bonne occasion pour boire encore et toujours.

Tout est dit en 1h56 sous la direction de Thomas Vinterberg.


Malgré une petite longueur ici ou là, Drunk tient largement la route avec une exceptionnelle performance d’acteurs et un très bon scénario.

Le réalisateur a eu l’intelligence de ne pas nous imposer de longues scènes de déchéance mais souligne certains moments avec subtilité.

Il pose nettement la question de la place de l’alcool dans nos sociétés et ici en particulier la suédoise.


Le scénario repose sur 4 personnages professeurs et amis. L’un d’entre eux, enseigne la

psychologie et propose à ses comparses une expérience autour de l’alcool. On comprend assez vite que cette « expérience » va servir de justification à la prise régulière puis excessive d’alcool.


Cela n’étonnera personne de savoir que Mads Mikkelsen crève l’écran par son charisme et sa profonde désespérance.

De désespérance il s’agit bien là et elle touche tous les personnages qu’ils soient principaux ou secondaires. A croire que finalement l’alcool vient consoler (et intoxiquer) une société en perte de sens et de joie de vivre.

C’est toute la subtilité et l’intelligence de ce film car l’alcool est certes pointé du doigt mais la société tout entière l’est tout autant. L’alcool n’est pas le problème fondamental, collectif et individuel, elle est une addiction symptomatique d’une société malade.


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