Le choix du psy




ll semblerait utile de rappeler à tous, patients comme psy, que les deux parties ont la liberté de choisir. Dans une société consumériste, il semblerait que l'argent soit devenu un outil d'abus de pouvoir. "Je paie donc j'obtiens."

De plus, nos nouveaux moyens de connections contribuent à une certaine impulsivité : notre smartphone a le pouvoir de répondre à toutes nos demandes immédiatement. Un homme, une femme pour la nuit, un plat chinois, un nouveau meuble pour la salle de bain, un ticket de cinéma, une place pour Marseille ou un vol pour New York.

Tout, nous pouvons absolument tout obtenir à partir du moment où nous avons un peu d'argent et un smartphone.

Nous n'y pensons plus, c'est devenu une évidence, une normalité. Bien entendu la vie est plus facile sous l'aspect logistique mais Quid des relations?

Ces nouveaux comportements entrainent une autre façon de relationner. Et cela est immédiatement visible dans les cabinets de psy qui sont de véritables laboratoires pour observer l'évolution de la société.

Nos nouveaux modes de vie influencent la façon dont nous mettons en place les relations et comment nous les finissons.

Cependant dans l'espace du travail sur soi les deux parties ont le droit de choisir avec qui travailler. Le psy n'est ni un saint, ni un objet, ni un robot : il a sa sensibilité, ses sympathies ou non. il passe tout un spectre de sensation en fonction de qui il a face a lui en consultation. Si le psy a appris à bien se traiter, il saura être attentif à ses ressentis.

Un fois le choix fait, il pourra sentir un certain confort et c'est dans ce ressenti que pourra agir la magie du travail avec son patient. L'illusion infantile de toute puissance semblerait parfois aveugler des êtres en demande d'aide. Cependant il est nécessaire de comprendre que pour bien accompagner un être nous devons nous autoriser à avoir le choix. Nous ne sommes pas obligés d'entamer un processus d'accompagnement avec tous. Tout comme le patient s'autorise à choisir celui ou celle qui va l'aider. Le psy doit s'interroger et s'autoriser à suivre ou non la personne qui le demande. S'il se force cela aboutira forcement à une impasse. Et quand les deux parties se sont choisies alors le miracle de l'alliance thérapeutique peut opérer. Et l'aventure peut commencer.


Géraldyne Prévot Gigant





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