top of page

On peut avoir beaucoup travaillé sur soi, sans avoir encore appris l'amour de soi

il y a 22 heures
4 min de lecture

Il arrive un moment, sur certains chemins intérieurs, où comprendre ne suffit plus.

Nous avons cherché.

Lu.

Travaillé sur nous.

Nous avons, pour certains, traversé plusieurs thérapies, exploré notre histoire, identifié nos blessures, compris certains de nos mécanismes relationnels.

Nous avons également médité, prié peut-être, rencontré différentes approches spirituelles, interrogé le sens de ce que nous traversions.

Et pourtant, quelque chose demeure, comme ne distance avec soi, une manière de continuer à se juger, à ne pas écouter certaines émotions, à rester trop longtemps dans des liens qui nous blessent, à chercher à l’extérieur la confirmation de notre valeur ; ou simplement cette sensation, difficile à expliquer, que nous avons beaucoup compris de nous-mêmes et pourtant rien ne se passe.

 

Avec les années, je suis de plus en plus convaincue que l’amour de soi est précisément l’un des grands chemins de conscience qui nous est proposé.

 

Non pas apprendre à nous trouver merveilleux.

Non pas nous répéter que nous « méritons » l’amour jusqu’à finir par le croire.

Mais cesser progressivement de nous séparer de nous-mêmes.

Car nous passons souvent une grande partie de notre vie à vouloir devenir quelqu’un d’autre, quelqu'un de moins sensible, de moins vulnérable, de fort, de détaché.

Comme si le bonheur nous attendait au terme d’une longue entreprise de correction de nous-mêmes.  C'est ne pas avoir conscience des merveilles que nous sommes, c'est nous considérer comme des objets à parfaire et non pas comme des âmes à laisser fleurir de toute leur beauté. 

 

 

Et si la conscience commençait précisément lorsque nous cessons de nous traiter comme un problème à résoudre ?

Cela ne signifie pas renoncer à évoluer mais plutôt à évoluer autrement.

En apprenant à regarder avec davantage de présence ce qui vit en nous.

Notre lumière, bien sûr mais aussi notre ombre comme la colère, la peur, nos contradictions et nos blessures.

Ces parties de nous que nous avons rejetées parce qu’elles ne correspondaient pas à la personne que nous pensions devoir devenir pour être aimés et pour être « spirituels ».

 

Je crois profondément qu’un chemin de conscience ne devrait pas nous éloigner de notre humanité.

Il devrait nous y ramener avec davantage de douceur, de lucidité et de discernement.

Et peut-être aussi avec cette forme de sagesse qui nous permet de ne plus considérer chacune de nos blessures comme une erreur de parcours.

Certaines de nos expériences les plus douloureuses deviennent avec le temps et le travail intérieur, des passages.

Parce que nous pouvons choisir ce que nous allons faire de ce que nous avons traversé.

 

 

La conscience ne change pas le passé. Elle peut transformer la manière dont le passé continue à vivre en nous.

Et puis il y a l’amour, pas seulement l’amour romantique, pas seulement celui que nous espérons recevoir mais un amour plus vaste.

Une manière d’être présent à soi, aux autres, au vivant.

Une manière de ne plus nous abandonner lorsque nous rencontrons l’autre.

De ne plus confondre aimer et nous sacrifier.

De pouvoir ouvrir notre cœur sans nous perdre.

 

C'est cela, finalement, l’amour de soi :

ne plus se préférer aux autres, mais cesser de s’exclure soi-même de l’amour que l’on donne si généreusement autour de soi.

 

C’est de cet endroit qu’est né Voyage vers l’amour de soi, un cycle que j'anime depuis 8 ans.

Un chemin de dix mois que j’ai souhaité à la croisée de la psychologie, de l’expérience émotionnelle, du corps, de la relation et de la conscience spirituelle.

Nous y rencontrons nos blessures et nos mécanismes, bien sûr.

Mais nous cherchons aussi à entendre ce qui, derrière eux, demande à retrouver sa juste place.

Nous travaillons avec le lien, avec la puissance du groupe, avec l’intuition, avec les perceptions plus subtiles pour ceux qui les vivent.

Et avec cette question qui traverse profondément mon travail :

 

 

Comment devenir plus conscient, plutôt que chercher sans cesse à devenir meilleur ?

 

Car je ne crois pas que l’amour de soi consiste à construire une version idéalisée de nous-mêmes.

Je crois qu’il naît progressivement lorsque nous pouvons nous rencontrer avec suffisamment de conscience pour ne plus avoir besoin de refouler tout ce qui nous dérange.

Lorsque l’ombre n’est plus notre ennemie.

Lorsque notre sensibilité n’est plus une faute.

Lorsque nos limites ne sont plus vécues comme un manque d’amour.

Lorsque notre intuition peut être écoutée sans que nous renoncions au discernement.

Lorsque la spiritualité ne nous demande plus de nous élever au-dessus de notre humanité, mais nous aide à l’habiter plus profondément.

Et lorsque nous pouvons commencer à éprouver que nous appartenons à quelque chose de plus vaste sans, pour autant, disparaître de notre propre vie.

 

Il arrive un moment où le chemin intérieur ne consiste peut-être plus à accumuler de nouvelles réponses.

Il consiste à devenir suffisamment silencieux en soi pour entendre ce que nous savions déjà, quelque part.

Géraldyne Prévot Gigant

VOYAGE VERS L'AMOUR DE SOI 

Cycle en ligne pour les âmes en quête d'amour de soi et d'amour universel


Géraldyne Prévot Gigant Logo

RESTONS CONNECTÉS


Commentaires


bottom of page