Si l'on n'est pas sensible, on n'est jamais sublime*

A mes cher.es hypersensibles en équilibre précaire entre les joies dissimulées du confinement et l’envie de voir leurs proches.

En équilibre précaire entre l’envie de continuer à vivre à ce rythme qui vous convient et l’obligation de vivre « normalement ».

En équilibre précaire entre ce que vous ressentez et ce que vous pensez devoir faire.

En équilibre précaire entre assumer pleinement votre différence et faire comme tout le monde.

Mais cet équilibre n’en est pas un, il est juste un grand écart entre ce que vous êtes et ce que la société vous demande.

Ce grand écart est épuisant.

Assumez plutôt votre différence, assumez votre hypersensibilité car c’est votre beauté. Sans vous le monde ne serait pas le même.

Vous êtes sublimes mais vous n’en êtes pas encore convaincus. C’est vous, avant tout, qui devez être persuadés que votre hypersensibilité est un atout, un cadeau. Ensuite les choses seront plus simples entre vous et les autres, entre vous et la vie, car vous saurez vous respecter.

En préservant notre hypersensibilité on se fait mieux respecter et nous adoptons un rythme de vie qui nous convient.

Il est temps de ne plus vous forcer, il est temps de ne plus vous obliger, il est temps de ne plus vous oublier.

Chers hypersensibles, il est temps de vous aimer car vous êtes vraiment sublimes!


© Géraldyne Prévot Gigant. Si vous partagez, merci de mentionner le nom de l'auteur et l'adresse du blog. En vous remerciant chaleureusement.


*Vers de La Harpe, dans sa pièce couronnée par l’Académie française en 1766, et intitulée le Poëte.