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Thérapie haut potentiel : quand l'éveil individuel devient créativité collective

  • il y a 11 heures
  • 5 min de lecture
Espace lumineux symbolisant la thérapie haut potentiel et l'éveil intérieur

On parle souvent de thérapie comme d’un endroit où l’on vient se réparer, se calmer, “redevenir normal”. Et c’est précisément là, à mon sens, que le malentendu commence.

L’espace d'accompagnement apaise. Il accueille les blessures du passé, il aide à délier ce qui entrave mais il ne devrait pas remettre le patient dans la boîte de la normalité. Le patient peut comprendre pourquoi il s’y est enfermé et surtout comment il peut s’en extraire, sans se perdre, sans se couper du monde, sans se trahir.

C’est pour cela que je parle de cabinet de révolution. Il s'agit d'une révolution intime, silencieuse mais radicale : celle qui transforme la conscience et donc la manière d’exister au monde.


Thérapie haut potentiel : l'alchimie de deux humains

Quand deux humains s’assoient dans cet espace non-normatif, il se passe quelque chose, inévitablement.Un changement pour le patient et aussi, parfois, un changement pour le praticien : parce que la rencontre oblige à réajuster, à réévaluer, à rester vivant.

La thérapie, telle que je la conçois, n’est pas une procédure. C’est une présence consicente qui réveille : elle éclaire les croyances limitantes construites “parce qu’on nous les a inculquées”, parce qu’on s’est adaptés, parce qu’on a confondu survie et identité.

C’est une forme d’alchimie :

  • le ou la patiente vient avec une histoire, des automatismes, des loyautés invisibles,

  • et il ou elle découvre qu'il/elle est bien plus que ces schémas.


De la norme à l’existence : cesser de chercher “la bonne façon d’être”

Beaucoup de gens entrent en thérapie avec une demande implicite :

“Je ne me sens pas normal(e), aidez-moi à redevenir normal(e).”

Je comprends ce mouvement, il est humain, mais si l’objectif est uniquement de “revenir dans la boîte”, alors on apaise sans évoluer véritablement. Pire, on s'oblige à se conformer, hors c'est souvent ce que font les hypersensibles. Après un certain temps, ils souffrent car ils ne sont pas eux-mêmes.


Sortir de la thérapie renforcé, ce n’est pas devenir plus conforme mais vraiment soi : plus vaste, plus libre et conscient de ses choix. Quand une personne découvre des parties d’elle-même qu’elle n’osait pas activer, qu’elle les rend opérantes, actives, vivantes, quelque chose se produit : elle ne peut plus répondre de la même manière aux injonctions sociales. Elle cesse de se trahir pour être acceptée. Elle commence à créer son propre espace d’existence.

Et cette création-là n’est pas de égocentrisme bien, au contraire. Elle est structurante parce qu’une personne alignée devient :

  • capable de décider,

  • capable d’affirmer,

  • capable de s’engager,

  • capable de participer à des actions sociales cohérentes.

Voilà pourquoi le cabinet de consultation peut être un cabinet of revolution : l’éveil individuel modifie le tissu collectif.


Ma lucidité après 30 ans : il y a peu de révolutions intérieures

Avec l’expérience, ma vision s’est affinée et je vais être honnête : elle est lucide.

Aujourd’hui, je fais parfois le constat que peu de personnes osent réellement entrer dans cette révolution intérieure, au sens de s’approprier qui elles sont, d'assumer leurs différences, de sortir de la boîte.

La peur du rejet et la peur des conséquences ( elles sont moindres regard à la normalité étouffante ) sont immenses car beaucoup d’hypersensibles craignent le rejet.


Haut potentiel : hors de la boîte, de facto

Le haut potentiel pense différemment, il est souvent hors norme par nature, donc hors de la boîte, même quand il essaie de se conformer.

Il est déjà, quelque part, un révolutionnaire intérieur en chemin.

Le problème n’est pas la différence. Le problème, c’est la lecture de la différence comme un fardeau.

En thérapie haut potentiel, mon travail consiste à accompagner ces personnes à :

  • comprendre leur singularité (pas comme une étiquette, mais comme une dynamique),

  • cesser d’en faire un poids,

  • se réconcilier avec elle,

  • et surtout l’assumer.

Parce qu’une différence assumée devient un levier de créativité, d'originalité, de capacité à ouvrir de nouveaux chemins. Et la société en a besoin !


Une société normative ne peut pas évoluer

Une société qui veut “tout lisser” s’immobilise, elle tourne en rond. Et plus elle tourne en rond, plus elle se sclérose. C’est contraire au vivant.

Le vivant, lui, est dynamique, créatif, évolutif. Chaque fois qu’un individu sort de la boîte, il ouvre un chemin de traverse qui est l’incarnation du “step supérieur” : une étape d’évolution.

Nous avons franchi un cap à chaque fois que nous avons osé penser autrement. Sinon, nous sommes dans la répétition et limitation, la protection qui nous éteint. Le sujet n’est pas “est-ce que je suis différent ?" mais plutôt "est-ce que j’assume ma différence comme un fardeau ou comme une responsabilité créative ?"

Parce qu’une société qui veut tout lisser se sclérose. Elle tourne en rond. C’est contraire au vivant.

Le vivant, lui, est dynamique, créatif, évolutif. Et chaque fois qu’un individu ose un chemin de traverse, il ouvre une possibilité pour tous. Je vais même plus loin en affirmant qu'une société qui oblige à la norme est une société qui vire à la dictature alors qu'une société qui met en lumière les personnes qui sortent de la boite est une société qui avance, qui évolue et qui entretien un esprit démocratique. En soutenant les êtres qui ont une tonalité différente, la société favorise la création et donc se régénère.


Assumer sa différence sans agresser le monde, c'est être un l’électron libre en harmonie

Sortir de la boîte ne signifie pas mépriser les autres, ni vivre contre le collectif. Ce n’est pas un caprice identitaire. Ce n’est pas un “je suis comme ça, débrouillez-vous”.

C’est apprendre à être un électron libre en respectant l’harmonie :

  • harmonie de son entourage,

  • harmonie en société,

  • et surtout harmonie intérieure (celle qui évite de se fracturer en permanence).

Une nation, une culture, une humanité vivante, c’est un espace où des personnes différentes ajoutent leur coloration au monde.C’est ça, la créativité collective.

Et une société qui met en valeur ceux qui pensent différemment est une société qui a confiance :

  • confiance en sa démocratie,

  • confiance dans le débat,

  • confiance dans l’intelligence du vivant.


La vraie révolution, c'est passer de la survie à la création

Ce que j’appelle révolution, au fond, c’est cela :passer d’un mode “je m’adapte pour être accepté(e)” à un mode “je crée ma place, je crée ma vie, je crée du sens”.

La thérapie devient alors un espace où nous nous libèrerons des chaînes du passé et nous identifions à des pensées aidantes. Un endroit où nous découvrons des parts de soi et où nous sortons renforcés, non pas parce que nous sommes “guéri” au sens simpliste du terme, mais parce que nous sommes plus conscient, donc libre.

Quand une conscience s’éveille, elle ne peut plus faire semblant.

Alors qu'avez-vous décidé ? Souhaitez-vous assumer qui vous êtes et colorer le monde de votre couleur, de votre différence ? C'est le plus beau cadeau à vous faire et à offrir au monde. ©Géraldyne Prévot Gigant, tous droits réservés, utilisation interdite sans l'accord de l'auteur.

Pour aller plus loin (si tu es concerné(e) par cette dynamique

Si tu sens que tu as passé une grande partie de ta vie à essayer de rentrer dans une boîte — sociale, familiale, affective — et que quelque chose en toi sait que ce n’est plus possible, alors tu es exactement au bon endroit.

Pas pour “redevenir normal”.Pour redevenir vivant.e.


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Si tu sens que tu as passé une grande partie de ta vie à essayer de rentrer dans une boîte — sociale, familiale, affective — et que quelque chose en toi sait que ce n’est plus possible, alors tu es exactement au bon endroit.

Pas pour “redevenir normal”.Pour redevenir vivant.

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